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Le DAHLIR Insertion à Montluçon

18 juin 2017

Aujourd’hui, rencontre avec Pierre Boulade. Coordinateur technique du Club de hand « Blanzat Sport Montluçon », il anime également des séances multisports pour des publics en réinsertion sociale.Dans le cadre du DAHLIR, il propose chaque jeudi matin un séance d’activités physiques, sur le bassin de Montluçon.

Bonjour Pierre, vous avez contribué à l’émergence du dispositif DAHLIR Insertion sur le territoire de Montluçon ; Pouvez-vous nous en parler plus précisément ?

Après m’être lancé dans l’éducation sportive des plus jeunes, j’ai passé des diplômes qui m’ont permis de devenir entraîneur, notamment au sein de clubs de handball. Entre les contrats aidés, le bénévolat, je n’ai jamais cessé mon activité. En 2010, j’ai été embauché par le club de hand « Blanzat Sport Montluçon » qui compte 175 licenciés et 3 équipes adultes. Je suis désormais coordinateur technique. J’assure la gestion administrative, le montage de dossiers de subventions, le lien entre les entraîneurs et les salariés du club et bien sûr les entraînements en lien avec le projet de formation. J’entraîne également une équipe adulte et assure le développement du hand dans les écoles primaires.

En 2013, Ivan Bizet et Pierre-Emmanuel Barruch m’ont contacté pour me présenter le dispositif DAHLIR Insertion. Nous avons discuté de la possibilité de proposer des séances d’activités physiques à destination d’un public en réinsertion sociale. Ça a été une nouveauté pour moi d’animer des activités à destination de ce public-là. J’avais quelques craintes au départ notamment sur mes compétences, les relations humaines, comment cela allait se passer. J’ai contacté Frederic  Delorme, qui a des connaissances approfondies sur le sujet et eu l’habitude de travailler avec ce public. Nous avons discuté pendant deux heures. Ça a été un moment très important pour moi, une sorte de révélation. Il faut connaître les modes de fonctionnement de ces personnes, les erreurs à ne pas commettre. Depuis mars 2013, je poursuis cette activité, dans le cadre du DAHLIR Insertion et tout se passe bien.

Comment se déroulent les séances ?

Je base beaucoup mon métier sur les relations humaines. Je suis assez ouvert et surtout j’aime partager avec les gens, faire connaître ma passion. Au départ, les séances étaient destinées aux personnes accueillies par le CHRS de Montluçon. C’est un public composé d’hommes et de femmes de 18 à 65 ans, de sportifs et moins sportifs. Puis avec le temps, ce groupe s’est élargi aux personnes du Centre d’Accueil de Demandeurs d’Asile de Montluçon et Commentry et au Centre d’Accueil et d’Intégration, avec des réfugiés politiques.

Tous les jeudis matins de 10h à 12h, nous nous donnons rendez-vous au gymnase Cosec de Nerdre. Nous commençons toujours les séances par un réveil articulaire. Puis, nous enchaînons avec des exercices ludiques pour terminer sur des activités collectives, si le nombre le permet. Ce sont les participants qui décident de l’activité qu’ils veulent pratiquer. C’est participatif : tout le monde se joint à chaque activité qu’il s’agisse de volley, tennis ou autres. Cela permet de créer du lien. Nous pouvons pratiquer plusieurs activités sur une seule et même séance. Il n’y a pas d’esprit de compétition.

Concrètement comment un parcours type se déroule-t-il ?

Marie Laure Robin est la référente « projet sportif » sur Viltais. Nous travaillons ensemble depuis 2013. Au bout de deux à trois séances, nous nous rendons rapidement compte des motivations de chacun. Nous discutons avec eux des sports qu’ils auraient envie de pratiquer régulièrement, dans un club. Grâce à mon travail, je connais de nombreuses associations sportives. Si l’un des participants souhaite pratiquer une activité sportive, je contacte l’une de ces associations. Je leur explique le projet de la personne, dans le cadre du dispositif DAHLIR.

J’accompagne le participant sur une à deux séances d’essais. Cela permet de le rassurer. En principe, les associations permettent d’essayer une ou deux séances gratuitement avant de prendre une licence. Depuis 2013, nous comptons entre 10 et 15 participants qui ont été licenciés dans un club. Nous avons un très bel exemple avec Armelle. Je l’ai accompagné sur une activité « gym d’entretien ». Depuis, elle est partie du CHRS et s’est investie en tant que bénévole dans le club de gym. Cela nous conforte bien dans l’objectif de socialisation du sport, en tant que vecteur de lien social.

 

 

 

 

 

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