Nicolas Gallon, chargé d’accompagnement sur le bassin de Vichy

18 juin 2017

À 27 ans, Nicolas aurait pu choisir de suivre les traces de Romain Bardet, qu’il côtoyait, plus jeune… mais c’est vers le DAHLIR qu’il s’est destiné. Ce beau joueur continue de pratiquer le cyclisme, pour sa passion de l’effort, l’ambiance endurante. Triathlons, Iron Man… les compétitions ne lui font pas peur. Rencontre avec cet infatigable passionné.

Vichy est un peu ton territoire de prédilection : tu y es né, a fait une partie de tes études. Désormais tu es chargé d’accompagnement du Dahlir, sur ces mêmes terres. Parles-nous de ton parcours ?

Suite à mon bac, je suis parti à Clermont-Ferrand pour réaliser une licence Entraînement Sportif. J’ai poursuivi mes études à Lyon par un Master en Santé. Par la suite, j’ai été embauché aux Thermes de Vichy, afin d’assurer la gestion de l’espace remise en forme et santé. J’accompagnais les patients curistes ou venant de l’extérieur, selon une formule personnalisée, durant trois semaines. Puis, dans le cadre du programme ETP « Therma’Ligne », j’étais référent des activités physiques et sportives. Je rencontrais les patients à l’accueil et suite à un entretien individuel définissais leur profil et l’organisation de leur parcours physique, durant les trois semaines. Avant leur départ, un deuxième entretien avait lieu pour que je leur « préconise » l’après. Finalement, c’était un de mes premiers constats : après le programme de cure, où envoyer les patients ? C’est une vraie problématique. Tu peux leur préconiser de continuer leurs efforts physiques mais il leur faut une activité adaptée à leur pathologie, leurs envies, leur budget.

Tu as été recruté en octobre 2016, en tant que chargé d’accompagnement. Explique-nous en quoi consiste ton poste ?

Sur ce poste, j’ai une double casquette. De par la convention qui unit le DAHLIR dans le cadre du Contrat Local de Santé sur Vichy : j’en suis le coordinateur. Six partenaires institutionnels ont ratifié cette convention en partant d’un même constat : il manque une étape entre la sortie des programmes d’activités physiques proposés aux personnes vulnérables et le monde « ordinaire ». Ce poste de chargé d’accompagnement permet d’accompagner ces personnes de manière individualisée pendant et après le parcours de soin.
L’objectif est de faciliter l’accès aux activités physiques régulières. De par ma connaissance fine du territoire, je vais mettre en relation les différents acteurs, faire en sorte de pérenniser leurs pratiques et communiquer autour de ça.
J’accompagne aussi les personnes sur la phase 2. Les partenaires vont m’adresser les personnes intéressées pour continuer une activité en milieu ordinaire. Je les rencontre dans mon bureau au CCAS. Je contacte ensuite le club. S’il est disposé à accueillir le personne, j’accompagne celle-ci durant les premières séances d’essai, afin de la rassurer et lui présenter l’équipe du club. Enfin, pour la prise de licence, certaines adaptations doivent être réalisées : au niveau matériel, financier… dans ces cas-là, je pars de l’existant : il y a toujours des solutions envisageables en partant de là. L’idée est d’être à l’écoute du bénéficiaire et du club.

 

Selon toi, quels pourraient être les enjeux, les perspectives sur ce territoire ?

Pourquoi pas une expansion au niveau départemental. Cela permettrait de répondre à la demande des acteurs au niveau de la santé mais au aussi au niveau de l’Insertion. Il y a un manque établi : sur Montluçon, Moulins. J’ai déjà eu des sollicitations d’acteurs intéressés pour faire bénéficier leurs patients.
Si tu devais définir le DAHLIR en 5 mots :
L’ouverture, le dialogue, l’adaptation, l’accompagnement, et surtout la relation de confiance avec les bénéficiaires et les partenaires.
C’est très important l’ouverture sur la santé, l’insertion. Changer le regard de ces

publics stigmatisés par le monde extérieur et ouvrir ce monde lambda à ces bénéficiaires : leur faire se rendre compte des possibilités.

Stéphane Marcelot, journaliste radio sur RCF

S’il était une chanson, ce serait le dernier titre de Boulevard des Airs : « Les Ponts de Mai ». Une mélodie qui sent bon l’été, la bonne humeur. Entre jazz et opéra, son cœur penche vers le premier genre. …

Le sport comme une bouée de sauvetage

À Vichy, le dispositif AT-SA  géré par ADOMA, assure l’accueil et l’accompagnement global des demandeurs d’asile pendant la durée d’instruction de leur dossier de demande d’asile. Une convention unit l’AT-SA et le DAHLIR. Celle-ci permet l'accompagnement des personnes …